Urgence humanitaire au Liban : Le Secours Catholique se mobilise
Alors qu’Israël étend ses opérations militaires au Liban, le Secours Catholique via ses partenaires locaux apporte une aide humanitaire aux populations touchées.
Au Liban, la guerre, qui n’a jamais vraiment pris fin depuis plus de deux ans, malgré un accord de cessez-le-feu signé entre Israël et le Hezbollah en novembre 2024, connaît une nouvelle escalade. Depuis le 2 mars, des frappes israéliennes s’abattent sur une grande partie du territoire libanais, en riposte à des attaques du Hezbollah, un groupe armé libanais pro-iranien, qui elles-mêmes répondent à l’offensive militaire israélo-américaine contre l’Iran, lancée le 28 février. Les autorités israéliennes ont ordonné aux habitants d’une vaste partie du sud du Liban et de Beyrouth de partir, poussant plus de 800
Depuis la reprise du conflit, l’association, partenaire du Secours Catholique, est venue en aide à plus de 3
Aide aux personnes déplacées
Comme en 2024, les écoles publiques, fermées pour servir d’abris de fortune aux personnes déplacées, sont quasiment saturées. Les réfugiés et les travailleurs étrangers, qui ne sont pas admis dans les centres d’accueil d’urgence gérés par les municipalités, dorment pour la plupart dans leur voiture ou sous une tente ou une bâche. Dans la capitale, beaucoup ont aménagé des abris de fortune sur le front de mer. Le nombre de personnes déplacées à la rue est plus élevé qu’en 2024, observe Omar Trad. «
À Tripoli, une ville dans le nord du pays jusque-là épargnée par le conflit, le centre communautaire Beit Salam, soutenu par House of Peace, une association libanaise qui œuvre pour la consolidation de la paix sociale dans le pays, partenaire du Secours Catholique, se mobilise. Le centre a offert des repas chauds, des fruits, de l’eau ainsi que des vêtements et du linge à plus de 400 familles déplacées.
À Beyrouth, Assabil, une ONG qui promeut un accès libre à la culture et gère trois bibliothèques municipales dont deux sont encore ouvertes malgré le conflit, met en place avec l’appui du Secours Catholique des ateliers de lecture et de narration d’histoire en arabe, en français et en anglais ainsi que des activités culturelles et récréatives destinés aux enfants déplacés. Des enseignants volontaires vont ainsi intervenir dans six écoles de la capitale, aménagées en abris d’urgence. «